
On peut se poser la question, à lire ce portrait du « bon prince » que l’auteur du Discours de la méthode dresse dans une de ses lettres à la princesse Elizabeth. Il est question de la façon dont un prince doit user avec le peuple. Le plus important, dit Descartes, est pour le prince d’éviter de se rendre odieux ou méprisable. Et pour ce dernier point, la chose paraît aisée, pourvu que le prince
retienne tellement sa dignité, qu’il ne quitte rien des honneurs et des déférences que le peuple croit lui être dues, mais qu’il n’en demande point davantage, et qu’il ne fasse paraître en public que ses plus sérieuses actions, ou celles qui peuvent être approuvées de tous, réservant à prendre ses plaisirs en particulier, sans que ce soit jamais aux dépens de personne ; et enfin qu’il soit immuable et inflexible, non pas aux premiers desseins qu’il aura formés en soi-même, car d’autant qu’il ne peut avoir l’œil partout, il est nécessaire qu’il demande conseil, et entende les raisons de plusieurs, avant que de se résoudre ; mais qu’il soit inflexible touchant les choses qu’il aura témoigné avoir résolues, encore même qu’elles lui fussent nuisibles ; car malaisément le peuvent-elles être tant que serait la réputation d’être léger et variable.
Accepter les honneurs dûs à la dignité de celui qui est au sommet de l’État, « ne faire paraître au public que ses plus sérieuses actions », « prendre ses plaisirs en particulier », être « immuable et inflexible » dans l’exécution de promesses sagement délibérées, et craindre par dessus tout de paraître « léger et variable » : n’est-ce pas qu’on croirait la peinture exacte de notre cher président ?
On ne saurait non plus négliger les vues fort avancées de Descartes en matière d’œcuménisme. La princesse Elizabeth, qui était de la religion réformée, lui avait avoué dans une lettre combien elle s’affligeait que son frère, Édouard, prince palatin, eût rejoint l’Église romaine. Elle ne voit qu’hypocrisie dans cette conversion, croit son frère victime d’intrigues, et se dit malade en pensant qu’ainsi il perd son âme. La franchise de la réponse de Descartes est aussi admirable que la simplicité dont Elizabeth avait fait preuve en lui confiant son tourment :
Je ne puis nier que je n’aie été surpris d’apprendre que Votre Altesse ait eu de la fâcherie, jusqu’à en être incommodée en sa santé, pour une chose que la plus grande part du monde trouvera bonne, et que plusieurs fortes raisons peuvent rendre excusables envers les autres. Car tous ceux de la religion dont je suis (qui font, sans doute, le plus grand nombre dans l’Europe), sont obligés de l’approuver, encore même qu’ils y vissent des circonstances et des motifs apparents qui fussent blâmables ; car nous croyons que Dieu se sert de divers moyens pour attirer les âmes à soi, et que tel est entré dans le cloître, avec une mauvaise intention, lequel y a mené, par après, une vie fort sainte. Pour ceux qui sont d’une autre créance, s’ils en parlent mal, on peut récuser leur jugement ; car, comme en toutes les autres affaires, touchant lesquelles il y a divers partis, il est impossible de plaire aux uns, sans déplaire aux autres. S’ils considèrent qu’ils ne seraient pas de la religion dont ils sont, si eux, ou leurs pères, ou leurs aïeuls n’avaient quitté la romaine, ils n’auront pas sujet de se moquer, ni de nommer inconstants ceux qui quittent la leur.
J’avoue avoir pensé à cette tirade, en lisant la semaine passée l’éditorial tortueux de Michel Kubler, dans La Croix, commentant la proposition romaine d’accueillir des communautés anglicanes. Le P. Kubler, alignant spéculations sur les arrières-pensées vaticanes et considérations théologico-canoniques peu accessibles au commun des mortels, conclut que toute cette affaire est « problématique ». Soit. Peut-être. Comme simple catholique, j’aurais tout de même apprécié de voir, ou même simplement d’entrevoir, avant tout, la joie franche et cordiale que devrait susciter cette extraordinaire nouvelle : des milliers d’anglicans veulent retrouver la pleine communion avec l’Église romaine, et celle-ci leur ouvre les bras. Et si j’avais à écrire au P. Kubler, je ne saurais mieux dire que Descartes à Elizabeth : « Je ne puis nier que je n’aie été surpris d’apprendre que Votre Altesse ait eu de la fâcherie… pour une chose que la plus grande part du monde trouvera bonne. »
Le blogueur sort enfin d’une période un peu trop chargée pour alimenter sa chronique de façon régulière. Les prochains billets ne devraient pas tarder, et j’espère poursuivre bientôt la réflexion en cours, tant à propos d’Internet qu’autour des idées politiques de Descartes, qui vont tout de même plus loin que son éloge prophétique du président Sarkozy.
27 octobre 2009 at 15:26
Je viens de relire attentivement le texte de Descartes sur le “bon prince”. Je le trouve plutôt d’une ironie cinglante, ayant sincèrement peine à trouver dans la conduite du nôtre ce que Descartes appelle de ses voeux.
27 octobre 2009 at 16:35
«Ironie cinglante»: ce n’est pas moi qui l’aurait dit, et si vous êtes poursuivi en justice pour lèse-majesté, cher H., il faudra ne vous en prendre qu’à vous-même…
27 octobre 2009 at 17:30
Diable, Descartes aurait donc écrit un libelle. Je crains fort de me retrouver à la place de Damien.
27 octobre 2009 at 18:34
d’accord avec toi H…
Sinon, il faudra que je lise cet éditorial… parce que je me demande si le problème n’est pas tout simplement que les anglicans que l’on acceuille sont proche des tradis…
27 octobre 2009 at 19:07
Bonsoir Philarête,
Vous avez bien du courage de citer Descartes, car il écrivait dans une autre langue que la nôtre.
Et, en plus, le philosophe et le prince, c’est un pan entier de la philosophie.
je crois que ça a donné lieu à un genre particulier: l’essai. Ou le courrier. Ou le libelle. Ou… tout ce qui est court et se lit vite.
Quand le philosophe s’adresse au prince, même par personne interposée, il vaut mieux qu’il fasse vite, car le prince est un homme pressé, il a un agenda de premier ministre.
Et puis, en cas de procès, car le prince est susceptible, et s’il ne l’est pas, sa cour l’est, faire court offre au philosophe la possibilité de dire à ses juges que la brièveté de sa pensée, ailleurs développée académiquement, comme en atteste ses titres et ses palmes, a fait que les mots qu’il a employés imprudemment, sous le feu de l’action auquel il s’est lui-même soumis pour les besoins de l’exercice, ont justement dépassé sa pensée, qui était sage.
En somme, un philosophe impertinent n’est qu’un homme politique qui s’essaye (sauf Voltaire).
Et je ne suis pas certain que Descartes soit le plus brillant dans cet exercice.
PS: j’ai bien aimé votre phrase qui commençait par “Comme simple catholique, (…)”. Pour moi, un catholique n’est jamais simple.
27 octobre 2009 at 20:30
Tschok,
En fait, Descartes n’a pas vraiment essayé de se faire conseiller de prince, et sa réserve, même lorsqu’il effleure la politique avec Elizabeh, est le trait principal de son propos. Mais j’y reviendrai quand même — ne serait-ce que pour souligner combien, justement, Descartes n’a pas voulu endosser l’habit du philosophe-législateur, qui devait tant séduire la génération suivante…
Quant au «simple» catholique, disons alors qu’un fidèle de base peut se permettre d’être moins compliqué qu’un ecclésiastique-journaliste…
28 octobre 2009 at 10:34
Comme “simple catholique”, je suis heureux de voir des luthériens, des anglicans, des traditionnels … rejoindre Rome. C’est bien.
Concernant l’œcuménisme de Descartes (que je ne connais pas), cette lettre à Elisabeth présente Descartes proche de Montaigne qui près d’un siècle plus tôt dit – à peu près- la même chose (lui qui combattit dans les troupes catholiques !).
29 octobre 2009 at 11:42
Votre conclusion sur le ‘papier’ de M.Kubler me donne envie de rebondir sur l’EVENEMENT religieux de la décennie (siècle ?) Je déplore que les pisse-vinaigre et les mesquins tiennent le haut du pavé. Ils n’entrevoient pas l’ampleur de l’événement en s’arrêtant aux circonstances. L’accueil d’une frange de l’église anglicane a pourtant une tout autre portée que le retour piteux des lefebvristes. En effet, l’Angleterre n’est pas seule concernée, mais aussi l’Irlande, l’Afrique, l’Amérique du Nord et l’Océanie sont également concernées !
“Le bien ne fait pas de bruit, et le bruit ne fait pas de bien” disait un quasi contemporain de Descartes, François de Sales. Annexe utile au discours du ‘Bon prince’ ?!
29 octobre 2009 at 20:03
Preambule:
J’avais laisse un commentaire il y a fort longtemps plutot amer sur le pape, les preservatifs et les africains et n’avais jamais ecrit depuis. Toutefois l’amabilite de votre propos et la clarte de vos billets me conduisent a vous lire de loin en loin. Aujourd’hui, sans raison particuliere, je vous laisse un petit commentaire.
Je ne me peux m’empecher de penser que la premiere partie de votre billet releve de la bienveillante ironie tant le propos de Descartes me parait oppose a l’action de notre president. Alors je me demande si cette ironie ne deteint pas doucement sur votre propos suivant concernant la reintegration des brebis anglicanes egarees. Dois-je voir dans ce parallele une distance que vous auriez sur l’interet relatif de la bonne nouvelle (la reintegration des gentils) pour la Bonne Nouvelle ?
Au plaisir de vous lire.
29 octobre 2009 at 21:11
Merci, Humstel, de vos aimables paroles! Je suis ravi que vous commentiez de nouveau!
La première partie du billet est en effet ironique — peut-être le contraste entre ce portrait du bon prince et la conduite de notre président me paraît-il plus évident, plus frappant, même, qu’à d’autres observateurs plus bienveillants de la politique. J’aurais dû être plus explicite, sans doute.
En revanche, la seconde partie du billet n’est pas ironique dans le même sens. J’ai surtout voulu montrer un Descartes n’hésitant pas à reprendre avec franchise sa correspondante, et refusant une indignation qui lui paraît trop sélective et peu lucide. L’ironie était de lire ces phrases, après celles de l’éditorial «pisse-vinaigre» de La Croix. Mais la nouvelle dont je parle m’importe beaucoup, et ce sera l’objet du prochain billet… En espérant ne pas vous irriter une nouvelle fois, comme lors de votre précédent commentaire!
30 octobre 2009 at 16:27
@ Fantômette,
Euh, en fait je l’ai déjà lu.
Je vais le relire!
30 octobre 2009 at 16:41
@ Phil,
Oui.
Sur un plan peut être plus littéraire, où je ne brille que par mon manque de culture, je dirais que j’ai toujours aimé lire Descartes pour sa réserve.
Et parce qu’il est d’un accès difficile.
C’est un type réservé qui fournit un accès difficile à une pensée qui va crescendo dans sa puissance et dans sa profondeur. Comme les maths.
C’est une “musique” que j’aime beaucoup bien que j’en aie une compréhension beaucoup plus intuitive que philosophique, à proprement parler.
C’est une belle musique et j’aime bien Descartes même si je n’en comprends que 10%.
Ca laisse croire que les 90% qui restent seront un enchantement (quand je m’y mettrai…).
PS: vous, fidèle de base? Mouais. Quand je vous dis que vous êtes compliqué…
3 novembre 2009 at 22:20
@ tschok
En plus, je le savais que vous l’aviez déjà lu, puisque vous aviez déjà posté.
Il nous faut un logiciel de gestion de commentaires de blogs, pour s’en sortir.
Que font les éditions Lamy !?
Bon je retourne vous répondre sous le billet d’avant (ou d’après, selon votre point de départ).
5 novembre 2009 at 12:25
Euh…
Où êtes vous, Fantômette?
(il me faut ce logiciel!)
5 novembre 2009 at 14:16
Mais enfin tschok, je suis pour ainsi dire sous vos yeux, non ? Commentaire du dessous !
Je reviens vers vous dès que je vous ai trouvé.
(J’ai bien noté votre cas pratique dans le billet d’avant précédant le présent ; j’y réponds dès que j’ai un moment, promis, là, j’ai audience. A plus tard, très cher, et souhaitez-moi bonne chance, je plaide une relaxe très juridique)
5 novembre 2009 at 14:47
Que la force soit avec vous.
Et toutes les énergies telluriques du coin.
Profitez du moindre robinet qui goutte!
Et pour les faire chier: Allah akbar!
(ne négligeons aucun appui)
5 novembre 2009 at 22:38
à tschok et Fantômette,
j’ignore si vous vous connaissez autrement que par la Toile, mais si ce n’est pas le cas, il m’arrive de m’imaginer que vous pourriez vous retrouvez à plaider l’un contre l’autre sans le savoir.
Cela ferait une variante intéressante de The Shop around the Corner, de Lubitsch.
9 novembre 2009 at 17:08
@ Physdémon,
Navré, nous nous connaissons visuellement.
Il n’y a pas beaucoup de poésie de ce genre là dans nos relations, mais beaucoup de fantaisie.
PS: je vais prendre la liberté d’avoir l’honneur de vous le dire, mais elle a eu sa relaxe.
Là, d’ailleurs, elle m’explique.
10 novembre 2009 at 11:51
Eh oui, Physdémon. L’argument du film de Lubitsch n’est plus une option, en ce qui nous concerne.
Je confirme donc le propos de tschok en tout point, y compris sur l’enchanteresse fantaisie qui anime nos relations.
Il reste toutefois imaginable que nous nous retrouvions par surprise de part et d’autre de la barre.
Mais si mon charmant confrère faisait seulement mine de ne pas me reconnaître, je m’en trouverais fort vexée, et dans l’obligation de provoquer maints incidents d’audience pour manquement grave à l’obligation de confraternité.
10 novembre 2009 at 20:08
Ouep,
Mais il faudra quand même un sacré concours de circonstances pour qu’on soit dans la même affaire sans le savoir.
Quoique.
10 novembre 2009 at 20:14
Oui oui oui. J’allais le dire, d’ailleurs.
(J’adore l’expression “concours de circonstances”. Je me demande toujours laquelle des circonstances l’a emporté sur les autres, et ce qu’elle y a gagné).
11 novembre 2009 at 11:15
Je crois qu’un concours de circonstance, c’est un peu comme un concours de foire aux bestiaux, non ? Celui qui a la circonstance la mieux apprêtée, avec le poil lustré, une belle taille à l’encolure et tout et tout, remporte un prix.
Une fois, j’ai vu quelqu’un à la télé avec une belle circonstance atténuante, il a gagné la vie sauve.
13 novembre 2009 at 13:43
Certes, mais c’est concourir pas dans le sens de compétition (donnant à l’événement une cause unique ou déterminante), mais dans le sens de contribution (donnant à l’événement des causes multiples et aléatoires).
Un concours de circonstances, c’est le début d’un chaos.
13 novembre 2009 at 21:21
“Chaos” ne sera d’ailleurs pas le plus mauvais terme pour qualifier l’état d’esprit du malheureux président de la chambre civile, correctionnelle ou commerciale, qui aura eu l’imprudence d’audiencer une affaire où nous intervenons tous deux.
18 novembre 2009 at 13:51
Dans le procès Etat du Texas vs Morpho telemachus liliana, qui se tient devant la chambre civile présidée par Philarête et dont le greffe sera assuré sous la plume d’Aliocha, nous allons maintenant assister aux plaidoiries. Comme il se doit, la parole sera laissée en dernier lieu à la défense, assurée par maître Fantômette qui, comme nous l’avons compris lors des débats, plaidera pour le concours de circonstance.
Pour l’instant nous allons entendre le demandeur, représenté par maître Tschok, qui réclame des dommages et intérêts au nom de l’Etat du Texas pour réparation du préjudice causés par une tornade.
18 novembre 2009 at 19:44
C’est à moi de causer?
Alors voilà ce que je lui dit à la chrysalide qui craint les courants d’air, en sortant mon 44 spécial: go ahead, make my day.
C’est comme ça qu’on cause au Texas.
18 novembre 2009 at 20:38
“Objection !”, objecterais-je, en saisissant fébrilement le Règlement Intérieur National.
(Je suis presque sûre qu’une disposition y figure qui interdit à mon confrère d’abattre ma cliente.)
19 novembre 2009 at 12:34
Pour l’instant je ne l’abats pas, je la menace, nuance.
Avouez que si elle passe outre cette menace c’est bien la preuve qu’elle cherche les ennuis, non?
Dès lors, mon geste, que je regrette par avance, sera en (grande) partie excusable.
D’autant plus excusable que votre cliente n’est pas un ange: sa seule présence dans la salle du tribunal démontre qu’elle a affaire à la justice, ce qui n’est pas bon signe.
Les gens qui ont affaire à la justice, vous savez comme moi ce que cela signifie: des futurs repris de justice en puissance.
Pour lui éviter cela, à la limite, il vaut mieux en finir tout de suite.
Ce serait même lui rendre un service. Lui épargner une souffrance en quelque sorte. Préserver sa dignité. Oui, voilà, c’est le mot: dignité.
Je pense au final que la seule façon de rétablir votre cliente dans sa dignité d’être, c’est de l’abattre sur place.
Bon, où ai-je foutu mon Smith&Wesson?
19 novembre 2009 at 22:16
Votre Smith&Wesson est dans ma main, je l’ai trouvé par hasard alors que vous l’aviez égaré dans votre poche.
(Res derelictae. J’en appelle à votre doctrine, et soutiendrai donc que ce n’est pas un vol).
Ma cliente ne souffre d’aucune indignité qu’il vous appartiendrait d’effacer.
En effet, les papillons – qui ont en commun avec les anges l’amour du silence et des soudaines envolées – confient sagement leur dignité aux cieux qui les accueillent, et aux tempêtes qu’ils y sèment.
Ma cliente vient d’ailleurs de recouvrer la sienne en s’échappant par la fenêtre ouverte de mon navigateur – non sans m’avoir laissé un pouvoir aux fins de la représenter.
La pesante Justice, drapée de gravité, n’y pourra rien faire – trop de papillons, vous comprenez, et pour quelques uns d’attrapés, combien se sont envolés ?
20 novembre 2009 at 11:10
Fantômette,
Il se trouve que le vol du papillon n’est pas sanctionné par le code pénal texan.
Nul texan n’aurait donc de raison légitime à dégainer son colt ou sa bible et brandir les deux, dans un geste menaçant.
Surtout si les papillons sont des anges. Même porteurs de tempêtes.
Après tout, au Texas, on en a vu d’autre!
20 novembre 2009 at 12:30
Hello tschok,
Vous faites un texan très philosophe !
(Et remarquablement peu attaché à son Smith&Wesson).
Je salue votre sagesse.
21 novembre 2009 at 14:33
J’ai l’impression qu’après des échanges préliminaires à revolver dégainé (ou serait-ce à couteaux papillons tirés ?), nous nous acheminons doucement vers une aimable solution à l’amiable
23 novembre 2009 at 12:18
@ Gwynplaine,
En fait c’est parce qu’elle tient mon flingue que j’ai fait évoluer ma position…
Chuis du côté du canon où on a des états d’âme.
23 novembre 2009 at 14:15
@ Tschok :
En somme, la gâchette vous pousse à la détente.
23 novembre 2009 at 14:38
Eh oui, Gwynplaine,
Un redoutable négociateur est un négociateur redouté – et le sincère désir de s’entendre n’exclut pas le pragmatisme.
24 novembre 2009 at 10:23
@ Gwynplaine,
Hé hé hé!
Et comme dit Fantômette, faut être pragmatique.
C’est à dire qu’il faut reconnaître ce moment où avoir des états d’âme devient une question de principe.