Ainsi donc, la barre des mille commentaires vient d’être franchie grâce à cette intervention (quelque peu cryptique) de Fantômette… Je lève donc ma barquette de Danette à tous ceux qui, fidèles ou sporadiques, font de ce blog un lieu d’échanges aussi vivants que courtois, souvent plus inspirés que les modestes billets qui en sont l’occasion (et parfois même l’objet).

Il est trop tôt (5 petits mois) pour faire un bilan de l’expérience, et d’ailleurs je suis incapable de faire des bilans, en raison d’une forte tendance à me trouver béat devant ce qui arrive en général — surtout, il est vrai, quand cela m’arrive à moi et que c’est agréable… Je ne trouve d’inspiration que pour remercier tous et chacun : j’apprends énormément à vous lire, et lorsque le temps me manque pour répondre à mon tour à vos commentaires, je n’en prends pas moins de plaisir à les découvrir, à m’instruire et à me réjouir qu’un débat prenne un tour inattendu ou passionné. La remarquable tenue que, tous, vous observez dans vos propos est sans doute ma plus grande fierté, en tous cas la plus constante.

J’en profite pour adresser aux lecteurs muets — il doit bien y en avoir quelques uns — un appel pressant à surmonter leur réticence devant l’épreuve du commentaire. Ce blog n’est pas un club, et si certains lecteurs se dévouent, avec zèle et souvent beaucoup de science et d’esprit, pour maintenir l’ardeur des débats, je suis sûr qu’ils sont aussi désireux que moi de voir s’élargir encore le cercle de la conversation. Il n’est pas obligatoire, pour déposer un commentaire, d’avoir quelque chose de positif à dire : le simple exposé d’une perplexité, d’une réticence ou d’un désaccord sera toujours le bienvenu… Et c’est d’autant plus souhaitable qu’il peut nous arriver, ici comme ailleurs, de tenir un langage pour initiés… Merci de nous aider à ne pas ronronner entre nous !

Je termine ce billet congratulatoire en signalant que ma charge de travail me fait différer depuis plusieurs jours la rédaction de quelques billets. J’espère sortir bientôt de cet état fort déplaisant, car les sujets ne manquent pas. Outre un retour, déjà annoncé plus tôt, sur quelques uns des problèmes soulevés par les discussions sur la burqa (niqab, hijab, tchador, etc. — nous sommes tous désormais incollables sur les nuances et les propriétés…), j’espère vous entretenir bientôt de romans policiers et d’une contribution oubliée à l’analyse du langage révolutionnaire, de certains aspects de la pensée philosophique d’Elizabeth Anscombe (pour terminer le portrait déjà esquissé), d’un sujet du bac de philo et de quelques découvertes récentes ou (soyons prudents) futures. Sans compter les autres sujets qui se présenteront, au gré de l’actualité ou de nos débats… Vos suggestions sont d’ailleurs très désirées, tout comme toutes celles qui tendraient à l’amélioration de ce blog, que ce soit sur le plan intellectuel, esthétique ou pratique !

En attendant, merci à tous de tout cœur de votre fidélité ou de votre attention intermittente, bienvenue à ceux qui tombent aujourd’hui sur ce blog par hasard, et à très bientôt !