La Revellière-Lepéaux, inspirateur de la persécution religieuse sous le Directoire (portrait de Gérard, 1837).

La Revellière-Lépeaux, inspirateur de la persécution religieuse sous le Directoire (portrait de Gérard, 1837).

Au risque de lasser mon lecteur, je poursuis mon bout de chemin avec La Harpe. J’ai commencé à introduire son Du fanatisme, et je me rends compte que ce texte touffu, traversé d’intuitions profondes mais lardé de vétilles et d’un didactisme souvent pesant, est un objet des plus embarrassants. Son mérite le plus clair à mes yeux, c’est d’établir pour la première fois, de façon explicite et argumentée, le lien nécessaire qui existe entre le processus révolutionnaire et l’instauration d’une « nouvelle langue ». De ce point de vue, il est légitime de le rapprocher, non seulement de 1984, comme je l’ai déjà fait, mais aussi, et peut-être surtout, du travail plus méconnu de Victor Klemperer sur la « langue du Troisième Reich ». Un lecteur l’a déjà relevé à propos du dernier billet, et je pense y revenir moi-même bientôt – en prenant les moyens d’éviter des raccourcis peu justifiés entre la révolution française et le nazisme…

On pourrait dire également que Du Fanatisme est un premier « J’accuse » : l’œuvre d’un « littérateur citoyen » qui entend dénoncer « des crimes publics, commis au nom d’une autorité publique quelconque ». De ce point de vue, Du Fanatisme est un véritable réquisitoire contre l’injustice de la persécution religieuse qui sévit depuis 1791.

Enfin, avec Marc Fumaroli dans son beau livre sur Chateaubriand, on peut aussi faire de Du fanatisme comme « l’avant-propos du Génie du Christianisme » — le premier jalon d’un vaste mouvement qui allait voir peu à peu une bonne partie des élites intellectuelles revenir vers le christianisme, après l’expérience désolante de la déchristianisation forcée des années 1790.

Le texte semble avoir été rédigé au début de 1797 (an V de la Révolution), soit trois ans après la chute de Robespierre. C’est la période du Directoire, ainsi nommée parce que l’autorité suprême est exercée par un collège de cinq Directeurs théoriquement nommés et contrôlés par deux Conseils, celui des Cinq-Cents et celui des Anciens, qui était une sorte de Sénat. Le Directoire nous est moins familier que l’époque plus glorieuse de la Constituante ou celle de la Convention. C’est pourtant une période charnière, qu’on a pu comparer à la IVe République, avec le 18 brumaire en guise de mai 58. Le rapprochement est suggestif, surtout si l’on remarque que le Directoire fut le premier régime vraiment parlementaire, et qu’il fut lui aussi marqué par une grande instabilité. Sur la gauche, il fut ébranlé par la Conspiration des égaux, qui donna le prétexte à une violente répression anti-babouviste – on a coutume alors de dénoncer cette faction comme « anarchiste ». Mais les années 1795-1796 furent surtout celle où le pays, lassé par les difficultés économiques, épuisé par la « réaction » thermidorienne qui suivit la fin de Robespierre et la poursuite plus ou moins insidieuse de la politique anti-religieuse, sembla bien près de donner une majorité royaliste aux assemblées.

Parallèlement, la revendication de la liberté de culte se fait plus insistante et plus audacieuse – avec l’infatigable Grégoire, évêque constitutionnel de Blois, en porte-parole respecté. Ce n’est pas le lieu, et je n’ai pas les compétences, pour évoquer avec précision les diverses phases de la politique religieuse du Directoire : le fait est, cependant, que le libelle de La Harpe s’inscrit dans un contexte où cette question est absolument déterminante, et l’on pressent déjà, à certains accents alarmés de Du fanatisme, que le Directoire pourrait déclencher une nouvelle phase de persécution, dont l’affaire du « serment de haine à la royauté » qu’on voulut imposer aux prêtres, les sinistres pontons de Rochefort ou la destruction de Cluny resteront, de fait, les tristes symboles. Ce n’est pas ôter du mérite au courage dont fait preuve La Harpe en publiant Du fanatisme que de souligner que les sentiments qu’il exprime alors sont partagés par un grand nombre de Français, y compris dans le camp républicain.

La langue révolutionnaire, phénomène de masse ?

Si l’on s’en tient à ce qui, dans Du fanatisme, concerne directement la langue révolutionnaire, La Harpe me semble avoir repéré plusieurs phénomènes essentiels. Le premier, qui en quelque façon commande tous les autres, est précisément le fait qu’une « nouvelle langue » s’est imposée en l’espace de quelques années à l’ensemble d’une population, comme par osmose. Le phénomène est probablement sans antécédent. Il faut en effet supposer, pour qu’il soit possible, à la fois la libération de la parole publique (dont les débats à l’assemblée sont le prototype, mais il faut imaginer de tels débats à l’échelle de chaque quartier ou commune), celle de la presse nationale et locale, qui reproduit les discours publics et donne la parole à d’autres protagonistes, et sans doute également l’activité incessante des clubs et autres comités, qui sont les véritables laboratoires de la nouvelle langue. La Harpe, je crois, l’a parfaitement vu et senti : la Révolution s’accompagne et même s’opère à travers un flot de paroles. Tout le monde baigne peu ou prou dans ce torrent, et chacun se met, plus ou moins consciemment, à reproduire le jargon du moment, que ce soit par enthousiasme réel, par calcul ou par naïveté.

Mais le grand mot de ralliement contre les prêtres, écrit La Harpe, c’était « guerre au fanatisme ». Ce cri ne cessait de retentir dans la Convention, aux jacobins, dans les sociétés populaires, dans tous les actes d’administration, dans les journaux patriotiques ; tout ce qui composait les comités révolutionnaires, les laquais, les escrocs, les banqueroutiers, les galériens, en un mot, toutes les grandes puissances de la France, apprirent alors ce grand mot de « fanatisme », dont la plupart n’avaient jamais entendu parler, et qui en effet n’était pas de leur langue.

Peut-être assiste-t-on, avec la diffusion de ce nouveau langage, au premier véritable « phénomène de masse », au même titre que la conscription qui en est contemporaine, mais avec cette différence que la langue révolutionnaire n’est inventée ni imposée par aucune autorité : c’est une production permanente et spontanée qui n’irradie d’aucun foyer clairement identifiable, et qui prospère par imitation, émulation et concurrence.

L’inversion du lexique

La « nouvelle langue » n’est telle, évidemment, que par son lexique et non par sa syntaxe. On reconnaît le français, et pourtant les mots semblent avoir changé de sens :

« tous les mots essentiels de la langue sont aujourd’hui en sens inverse ; toutes les idées primitives sont dénaturées. Nous avons un dictionnaire tout nouveau, dans lequel vertu signifie le crime, et le crime signifie la vertu. »

Ainsi la langue révolutionnaire fait-elle grand usage des mots de « patriote » et de « brigand », et par le premier, explique La Harpe, il faut entendre ceux qui égorgent, et par le second ceux qui se font égorger en tentant de défendre leur terre, ou leur foi, et souvent les deux à la fois.

Ce trait – l’inversion du lexique – est rattaché par La Harpe à la nouvelle fonction assignée à la langue. On pourrait dire, en recourrant à des mots anachroniques, que la langue se dépouille de sa fonction descriptive pour devenir entièrement « performative » : la langue ne sert pas à décrire ce qui est, mais à faire advenir ce qu’elle déclare. Peut-être serait-il plus précis, et plus conforme d’ailleurs à l’intention de La Harpe, de caractériser cette langue comme intégralement judiciaire, et plus exactement comme une langue de procureur, d’un procureur qui aurait le pouvoir de créer la culpabilité en l’imputant à la victime désignée. Ainsi, n’est pas un assassin celui qui commet un meurtre, mais celui qui est appelé assassin par les représentants du peuple :

Depuis huit ans son caractère particulier, et pour ainsi dire son signalement dans le monde (…), c’est de désigner comme assassin d’intention tout ce qu’elle assassine en réalité. Si depuis huit ans elle assassine les nobles, les prêtres, les magistrats, les riches, les négociants, les gens de loi, les gens de lettres, les artistes, etc. etc. etc., c’est que tous ces gens-là veulent assassiner la France, veulent assassiner la liberté, veulent assassiner la république (…)

Un Albert (…) nous apprend qu’on sonne les cloches dans son département, et il en conclut sur-le-champ que tous les patriotes seront bientôt égorgés dans leurs maisons. Car si depuis huit ans les honnêtes gens crient On nous égorge, et sont égorgés en effet depuis huit ans, les patriotes crient depuis huit ans On va nous égorger, et ils égorgent toujours.

La Harpe résume tout cela en disant des « dénominations révolutionnaires » (« fanatique », « rebelle », « brigand », « royaliste », « conspirateur », etc.) qu’elles étaient des « arrêts de mort », et l’on peut prendre l’expression au pied de la lettre : si la langue elle-même est devenue une action, si parler c’est déjà faire, alors il n’y a plus de différence entre ces « dénominations » et les condamnations qu’elles appellent et suffisent généralement à justifier.

Les sociétés, les comités, les tribunaux, les administrations, les commissions, avaient une telle habitude de faire de ce mot de fanatisme un titre de condamnation légale, que cent mille procès-verbaux de détention ne portent que ces mots, « prévenu de fanatisme », « soupçonné de fanatisme »…

Langue révolutionnaire et mobilisation générale

La Harpe est également le témoin de l’apparition de ce qu’on appellera beaucoup plus tard la « langue de bois » : le discours politique ou judiciaire est saturé de formules toutes faites, dénuées de contenu descriptif, qu’on peut additionner à l’infini en donnant l’apparence d’un propos sensé, en réalité totalement vide, mais dont la fonction semble être de maintenir le prestige de certaines idées.

Le relevé de La Harpe pourrait servir de base à une typologie du langage révolutionnaire. L’emphase, ce qu’il appelle aussi les « amphigouris métaphysiques » sont de règle lorsqu’il s’agit de désigner les instances du pouvoir : on exalte, dans « l’immortelle assemblée » – « la plus auguste de l’univers » – « la sainte Montagne » qui « tonne, éclate, foudroie », on réinvente un folklore antique de « chaises curules », d’« autels de la patrie », et l’on s’enivre de grands mots abstraits – liberté, raison, philosophie, égalité… Mais cette langue sert essentiellement à mobiliser, et elle le fait en dénonçant sans cesse de nouveaux dangers : « On empoisonne les esprits ; on prêche la guerre civile », « on secoue les torches de la discorde et du fanatisme »… Une série de formules stéréotypées permet de dénoncer à l’envi de « vastes complots dont les ramifications embrassent toute la France ». Les crimes eux-mêmes peuvent être désignés en faisant l’économie d’aucune caractérisation précise des faits reprochés : tel prêtre se verra proscrit au motif qu’il « souille de sa présence le sol de la liberté », tels autres seront condamnés à mort pour avoir « conspiré contre la République et la Liberté » – en continuant simplement à célébrer la messe.

La langue sert ainsi à maintenir ou à susciter en permanence le sentiment d’un danger imminent à conjurer, car c’est par ce moyen qu’on peut espérer reconstituer une unité de plus en plus incertaine. L’objectif est de même nature que lorsque les révolutionnaires, pour sauver leur pouvoir, lancent la France dans la guerre contre l’Europe : il faut un péril extérieur – représenté par les monarchies voisines – et un péril intérieur, représenté par les prêtres, pour appeler la nation aux armes et, dans les faits, maintenir un état de guerre permanent, une mobilisation générale de tous les « patriotes ».

Les mots qui font peur

Le trait qui est peut-être le plus digne d’être noté est le recours aux euphémismes. La Harpe évoque « l’heureux tourbillon révolutionnaire » qui désigne en réalité les noyades qui furent notamment pratiquées à Nantes, et dans un autre registre se moque de « l’Être suprême », cher à Robespierre, et dans lequel nul ne parvint jamais à reconnaître « le bon Dieu ». Mais c’est à propos du « fanatisme » qu’il pousse le plus loin sa réflexion :

il se présente à ce sujet un fait très remarquable, le seul qui, dans une révolution caractérisée surtout par le mépris de toute pudeur, en laisse pourtant apercevoir un reste (…). Faites la revue la plus exacte de tout ce qu’on dit, à la barre de la convention, ceux qui pendant plus d’une année venaient journellement lui apporter quelque chose de ce qu’ils avaient volé dans les églises ; jamais un seul ne s’est servi d’une autre expression que de celle de « dépouilles du fanatisme » (…). Jamais le mot de religion n’a été prononcé, ni par les législateurs ni par les brigands (…). Le mot de religion n’est écrit dans aucune des lois qui la concernent : on se sert partout du mot de culte. Ai-je tort de dire que le mot de religion est effacé de la langue française, au moins de celle qui est philosophique et républicaine, et remplacé génériquement par celui de « fanatisme » ?

Pour nous qui avons inventé, à mesure que le besoin s’en présentait, les « dommages collatéraux », « l’interruption de grossesse », les « zones d’éducation prioritaire », les « plans sociaux », et j’en passe, la remarque de La Harpe sur l’effacement du mot « religion » est des plus significatives. Tout se passe comme si certains termes portaient en eux un tel poids de réalité qu’il est impossible de les utiliser sans rendre présente une chose qu’on veut justement faire disparaître. Les euphémismes, les périphrases, la substitution d’un mot à un autre, forme le pendant de la pratique des désignations « performatives » : alors que celles-ci servent à faire exister des crimes imaginaires, celles-là tendent au contraire à faire disparaître des réalités trop honorables pour qu’on puisse s’y attaquer frontalement.

Parler de « religion », c’est désigner par son vrai nom une réalité sainte ou du moins digne de respect. Si l’on veut engager la lutte contre elle, la première chose à faire est d’en modifier le nom. La loi parlera du « culte », c’est-à-dire de manifestations extérieures que l’autorité politique peut légitimement vouloir contrôler. Pour le reste, il ne sera question que de « fanatisme ».

Comme le souligne La Harpe dès les premières pages de son texte, le fanatisme était jusqu’à lors un « zèle de religion, aveugle et outré ». Il peut inclure des croyances aberrantes ou des pratiques sectaires, mais relève encore de la liberté d’opinion, à moins qu’il n’aille « jusqu’à l’intolérance et l’oppression, jusqu’à vouloir soumettre par force l’opinion d’autrui, jusqu’à violenter la conscience ». C’est alors, alors seulement, que la puissance publique est en droit d’intervenir pour le réprimer.

Il faut remarquer que cette définition reste conforme à l’idée défendue par Voltaire dans le Traité sur la tolérance (chap. 18) :

Pour qu’un gouvernement ne soit pas en droit de punir les erreurs des hommes, il est nécessaire que ces erreurs ne soient pas des crimes ; elles ne sont des crimes que quand elles troublent la société : elles troublent cette société, dès qu’elles inspirent le fanatisme ; il faut donc que les hommes commencent par n’être pas fanatiques pour mériter la tolérance.

Ce passage de Voltaire est en soi à peu près irréprochable et il faut reconnaître qu’au fond Voltaire exprime l’idée commune aujourd’hui. L’ensemble du Traité montre que Voltaire n’entend pas proscrire la religion, qu’il exclut même qu’une société puisse subsister dans l’athéisme (le règne de la superstition lui paraît encore préférable), et qu’un christianisme tolérant et ouvert à la science serait assez conforme à ses vœux. Il n’en est pas moins clair que les lourdes charges du Traité contre les jésuites, son ironie constante à l’égard de l’Ancien Testament, sa bienveillance à l’égard de la tolérance qui aurait régné à Athènes, dans la Rome païenne ou dans une Chine assez mythique, ont pu nourrir abondamment l’anti-catholicisme des révolutionnaires.

Quoi qu’il en soit de la responsabilité de Voltaire sur ce point, La Harpe lui reste littéralement fidèle lorsqu’il dénonce le sens nouveau que revêt le mot « fanatisme » dans la langue de bois de son temps :

J’ai dit ce qu’était le fanatisme dans la langue du bon sens, ce qu’il a été jusqu’ici dans la pensée et dans la bouche de tous les hommes raisonnables. Il fallait bien que dans la langue inverse, appelée révolutionnaire, il fût tout autre chose. Voici donc ce qu’il a été dans cette langue monstrueuse, tant qu’elle subsistera, et elle subsiste (…) :

Le fanatisme est la croyance à une religion quelconque ; l’attachement à la foi de ses pères, la conviction de la nécessité d’un culte public, l’observation de ses cérémonies, le respect pour ses symboles ; enfin cette déférence réciproque qui est de tous les peuples policés, et qui les oblige respectivement à ne violer nulle part les signes extérieurs de la religion. Voilà le fanatisme. Quiconque en est atteint est un ennemi public et doit être exterminé.

On puise sans peine dans les livres d’histoire de quoi confirmer l’exactitude de cette nouvelle définition. En décembre 1793, le comité révolutionnaire du village natal de Rousseau se plaint en ces termes : « Le fanatisme relève sa tête altière… Déjà diverses communes ont rétrogradé dans leurs progrès vers la raison et la philosophie ; la commune de Jean-Jacques Rousseau perd de sa vigueur républicaine. Le fanatisme, ce monstre que l’on croyait étouffé par l’abdication des prêtres, cherche à se réveiller depuis que certains apôtres mensongers commentent à leur gré les principes puisés dans les droits de l’homme pour en tirer les conséquences les plus dangereuses… » (il s’agissait en l’occurrence de réclamer l’application du récent décret « relatif à la liberté des cultes », voté au début de ce mois). Un peu plus tard, Fouquier-Tinville prononçait contre trois ex-religieux bénédictins chez qui l’on avait trouvé une statue de la Vierge ce réquisitoire : « L’histoire offre peu d’exemples de fanatisme pareil à celui dont ces religieux paraissent gangrenés… Ils ont conspiré contre la République et la Liberté, en tenant chez eux des conciliabules et rassemblements de prêtres réfractaires et fanatiques, en y faisant des écrits fanatiques, tendant à égarer le peuple par la superstition, etc… »

Ce mot de « fanatisme » devra nous retenir encore un peu. En effet, il deviendra, cette fois pris en sens positif, un des maîtres-mots de la « langue du Troisième Reich » analysée par Victor Klemperer. Ce philologue juif, qui enseignait à l’université de Dresde en 1933, était un spécialiste du XVIIIe siècle français, et notamment un lecteur de La Harpe. Face à la montée du nazisme, il entreprit de consigner dans son journal les progrès de ce qu’il appela, par dérision pour la manie nazie des acronymes, la « LTI » (Lingua Tertii Imperii, ou « langue du troisième empire ». Klemperer, qui fut destitué de son poste et échappa de peu à l’arrestation, ne pouvait que se sentir proche de La Harpe. À ma connaissance cependant, il ne fait pas de rapprochement explicite entre son propre travail et Du fanatisme. Au contraire, c’est aux Lumières qu’il peut en appeler, contre l’exaltation par les nazis des puissances de l’instinct, la glorification de la violence, le mépris de la raison, le culte de la force mécanique – et, par dessus, l’appel constant à un « dévouement fanatique » au Führer.