cinéma


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To Kill a Mockingbird (1962)

À l’enseigne de L’esprit d’escalier, on entre en 2013, comme il se doit, à reculons : le regard tourné vers 2012, embrassant sans nostalgie, mais non sans un arrière-goût de trop peu, le cimetière des billets qui auraient pu voir le jour durant l’année passée. À défaut de ressusciter les morts, je veux tenter de ranimer quelques sujets encore un peu frais, comme on dépose sur le paillasson, avant de pousser la porte, les mottes de terre ramassées au creux des chemins. Je profite de ce liminaire pour souhaiter une très bonne année à tous les lecteurs de ce blog, avec une mention spéciale pour ceux qui se sont déchaînés en commentaires sous les derniers billets. Mais sans omettre pour autant les lecteurs silencieux, les discrets, les timides, les scrupuleux peut-être, qui ont sûrement d’excellentes raisons pour ne pas se manifester, mais dont la fidélité ne cesse de m’honorer et, plus encore, de m’obliger.

Au menu de ce jour, trois billets pour le prix d’un, sortis des limbes de 2012 : retour sur un débat lancé en Italie par un groupe d’intellectuels proches du Parti démocrate ; sur une enquête publiée dans The Atlantic à propos de la campagne en faveur du mariage homosexuel aux États-Unis ; enfin sur un vieux film qui m’a décidément marqué cette année, et dont j’aurais peut-être hésité à parler s’il n’avait si bien « fonctionné » avec mes étudiants – comme quoi il ne faut désespérer ni de la jeunesse, ni d’un bon film en noir et blanc. J’ai mis pas mal d’images, pour faire avaler ce gros billet gigogne. Elles accompagnent le texte sans forcément l’illustrer.

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IntoTheWild

Tandis que mon encyclopédie anglicane repose un peu, avant sa publication « à la découpe », selon l’aimable suggestion d’Irénée (qui, comme son nom l’indique, possède l’art du compromis pragmatique), je saisis au vol la suggestion d’un autre lecteur, qui n’a pas partagé l’enthousiasme des spectateurs du film Into the Wild. Ayant occupé mon 11-novembre à gambader dans les premières neiges qui couvraient le massif du Pilat (qui court entre Saint Étienne et le Rhône), je me sens dans une humeur propice pour revenir sur ce film marquant. Je l’ai trouvé exemplaire de la façon dont le grand cinéma américain parvient, de temps à autre, à cristalliser les inquiétudes spirituelles et morales d’une époque.

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Ce blog n’a que trois mois, à peine, mais si je dois faire un petit bilan de l’expérience à ce jour, ce sera pour dire que je suis très honoré et admiratif de la qualité des commentaires que suscitent mes pauvres billets. Je n’ai jamais eu, pour l’instant, à user de mon pouvoir de modérateur : tous les commentaires proposés ont pu être publiés, sans qu’aucune censure ait été nécessaire. Je me suis contenté parfois d’une modeste intervention pour corriger une faute de frappe (hélas, il n’existe pas pour l’instant de moyen simple, sur la plateforme que j’utilise, pour donner aux visiteurs la faculté d’éditer leurs propres commentaires – mais il est toujours possible de m’écrire pour suggérer une modification, y compris en envoyant un mail à philarete36 [chez] yahoo.fr).

Ce qui m’attriste parfois est de songer que tel ou tel commentaire de grande qualité risque de passer inaperçu de ceux qui ne sont pas déjà impliqués dans la discussion et suivent par conséquent le « fil ». En espérant de froisser personne, ni dans son amour-propre ni dans sa modestie, je me permets d’attirer ici l’attention sur certains des enrichissements substantiels apportés par divers commentateurs aux discussions en cours, sur la torture d’une part, le libéralisme d’autre part.. C’est pour moi un grand plaisir de faire ainsi remonter à la surface quelques pépites que leur densité même dirige trop souvent tout en bas des pages de discussion… (suite…)

Au sommaire cette semaine : un enfant de chœur sort du bois sacré, l’éditeur d’une encyclopédie du christianisme trouve son encyclopédie trop chrétienne, Maître Eolas taille des croupières à Luc Besson, et on se bagarre autour de l’Opération Walkyrie.

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