Education


Alors que nous en sommes réduits à des spéculations sur le sens et le contenu de la « morale laïque » que Vincent Peillon veut voir de nouveau enseigner à l’école, les Chinois de Hong Kong, eux, n’ont guère de doute : le programme d’« éducation morale et nationale » que veut leur imposer Pékin serait l’équivalent d’un « lavage de cerveau ». C’est une délicieuse coïncidence, et loin de moi l’idée d’en tirer des conclusions sur les intentions de notre nouveau ministre de l’éducation nationale (et morale ?). La mauvaise foi a des limites. Mais puisque j’ai parlé de Mao dans le dernier billet, cette information du Daily Telegraph ne pouvait qu’attirer mon attention :

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Comme il est, décidément, plus facile de trouver le temps de lire que celui d’écrire, le billet d’aujourd’hui fera, une fois de plus, état de lectures récentes – de celles dont j’espère parfois, avec sans doute assez de présomption et une indéracinable naïveté, qu’elles nourriront un jour des travaux d’écriture un peu plus personnels. Il était impossible de ne pas continuer à lire ce que d’autres écrivent, avec leur science et leur expérience, sur les bouleversements du monde arabe. Ma sélection comprend un article évoquant la possibilité d’une « guerre chiite à venir » et un échange instructif entre deux analystes politiques américains sur le thème inévitable de la religion dans ses rapports avec la démocratie. Dans un registre parfaitement différent, j’évoque aussi la discussion sur l’avenir des humanités, récemment nourrie par un essai de la philosophe Martha Nussbaum.

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Au menu de cette revue de presse : la refondation toujours aussi nécessaire, et toujours aussi peu avancée, de notre système universitaire ; trois dialogues bien différents mais qui ont en commun de concerner trois grandes figures vivantes de la philosophie de langue anglaise – Noam Chomsky, Alasdair MacIntyre et Peter Hacker ; et pour commencer, quelques idées glanées de ci de là autour de l’affaire de Wikileaks…

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« Une société moderne est une société où l’éducation est un problème. » Je suis sûr que, sous une forme ou une autre, cette idée a déjà été énoncée mille fois – seule ma paresse et mon inculture m’empêchant de l’imputer à un auteur en particulier. La proposition me semble intéressante pour elle-même. Elle ne dit pas que l’éducation est forcément plus difficile ou plus mal faite dans une société moderne que dans une autre, mais que du moins elle cesse d’aller de soi. Ce qui est à transmettre et comment le transmettre, au nom de quoi et en vue de quoi – cela n’apparaît plus comme évident.

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